Paris

● Paris ●

Paris, ville maintes fois enjolivée et idéalisée par les cinéastes, la Musique, la Littérature... Paris, ville des Lumières. Cédric Klapisch s'interresse pour une fois à ce qui vit au coeur de la Capitale : Paris ce n'est pas qu'une architecture (Haussmann, si tu me lis), c'est aussi une fourmillère, des milliers de gens qui se croisent et se décroisent. Des personnes qui se lient et se délient. "Paris" devient le théâtre du Coeur.
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Ironie du sort, vu que l'oeuvre est un film choral (choeur = coeur... Je suis le digne fils de Laurent Ruquier, je me suis trahi) : aux quatre coins des rues, c'est une poignée de personnages que l'on suit durant 2h10.
Personnages à la fois émouvants ou/et comiques (l'Univers Klapischien refait toujours surface d'un instant à l'autre) dont les vies sont "analysées" par Pierre (Romain Duris, toujours magnifique) : chacun possède son lot de problèmes. Chaque problème a son propre poid, relatif à la personne concernée.

Pierre est atteint d'une maladie cardiovasculaire : c'est en comptant ses jours qu'il apprend à philosopher, à dénicher l'aspect positif des choses anodines. Il devient la voix de la raison, du bon sens.
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Heureusement, là où le réalisateur pouvait tomber dans un pathos-guimauve, Klapish réussit à maintenir Paris dans un lyrisme poétique, sans jamais faillir. Le film n'est plus un drame, c'est un instant de vie ponctué de quelques lueurs d'espoir pour mieux supporter les pires des situations.

Le tout doit beaucoup à ses acteurs si "vrais" : Mélanie Laurent, Juliette Binoche (fabuleuse), Fabrice Luchini (pour une fois, j'ai appris à l'aimer), Karin Viard...
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Un film qui met du baume au Coeur, tout en donnant envie de Vivre, tout simplement.

"Ils savent pas la chance qu'ils ont tous ceux-là,
Ils marchent,
Ils respirent,
Ils courent,
Être insouciant dans Paris,
Je les envie."
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Petit détour obligatoire par ici pour savourer la Musique de Loïk Dury !

# Posté le mercredi 06 février 2008 07:19

Modifié le jeudi 07 février 2008 06:50

Parce Qu'On Sait Jamais

▲ Parce Qu'On Sait Jamais ▲

L'Impératrice le Monde...

Et c'est reparti ! Comme chaque année, la p'tite Tatouille fait ses bagages pour rejoindre une contrée lointaine. Cette fois encore, c'est au pays du Roi Lion qu'elle retourne poser ses valises, pour 5 mois.

Alors avant le grand saut on profite des derniers jours : on console, on chante. On peach-pite, on patine. On vélote, on claire-marise sur un arbre. On cinoche, on s'endort devant Leroy & Stitch. On ordinateurise, on pizzate.

Bref, on profite avant que l'Avion et les treillis cintrés ne prennent le pas.

Ça fout la boule... [©2008]

Reviens nous vite !
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# Posté le dimanche 03 février 2008 20:41

Modifié le dimanche 03 février 2008 20:55

Anyone Else But You

█▆ Anyone Else But You ▆█

La période 2006-2007 avait été marquée par l'entrée fracassante de "Little Miss Sunshine", place maintenant à "Juno".

Juno, c'est une jeune fille de 16 ans qui doit faire face à une grossesse non désirée. C'est sur cette ligne narrative simple que va se dérouler le film de Jason Reitman, à qui l'on doit notamment le contreversé "Thank You For Smoking".

C'est donc une avalanche de fraîcheur qui déboule sur l'écran, canalisée par des dialogues savoureux et un casting à la hauteur : Ellen Page est une véritable révélation (on avait déjà pu commencer à en voir les prémices dans "Hard Candy"), et Jennifer Garner nous touche comme rarement en femme désespérée.

Un mélange de simplicité et de douceur, une bande son sucrée comme on les aime et une réalisation soignée... C'est le savant mélange de ce petit bijou édulcoré à la fois drôle et poignant.

A apprécier sans aucune modération [En version originale, évidemment] !!

oooooooooooooooooooooooooooo
"It all started with a chair..."
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Les Films SearchLight,
ça déchire grave sa race !!

# Posté le jeudi 31 janvier 2008 18:46

Modifié le jeudi 31 janvier 2008 21:14

Johaaaannaaa...

★ Johaaaannaaa... ★

Il était une fois...

Quelques mois après sa venue dans nos contrées exotiques, ce fut au tour de mon Greg de me faire découvrir son "univers", ses rues, son entourage...
Certes, il aura fallu passer par une poignée de péripéties universitaires (ce qui permet à certains de m'affubler du gentil surnom de "glandeur") mais tel un dessin animé de la plus célèbre des souris, tout est bien qui finit bien.

Au programme donc : visite d'Orléans by day et by frozen-night, rencontre avec l'adorable Maxime, analyse des dents pourries de Sweeney Todd, exploration de la Chambre 1408... C'est en très peu de jours que j'ai pu faire le tour de Jeanne-la-Pucelle-City, autrement dit, Orléans : ville très belle architecturalement parlant mais où les habitants semblent malheureusement posséder un cœur de pierre (à cause du froid ?). Les maisons médiévales pimentent les rues, tandis que les vitrines arborant les tartes au nougat, décorations 60's attirent les noeuils.

Au troisième jour vient le moment d'ouvrir mon cadeau de Noël – presque surprise, soit l'un des plus beaux qu'il ne me fut jamais offert : une journée à Disneyland Parisss'. C'est donc en compagnie d'Aurélie, Sandra et Seb que Greg, Max et moi décollons vers Marne la Vallée.
Peu à peu, la fatigue laisse place au mode gamin : il suffit de quelques notes de musique, d'une affiche et bam ! La Magie est en marche. Nous avançons dans la file. Je passe mon passeport pour le rêve à l'hôtesse (Pétard ! Encore un problème informatique, décidément Mr. Poisse n'est jamais loin) et je peux enfin fouler le sol du Royaume.
Quelques pas... Je lève la tête... On dépasse le kiosque à Musique... Il est là...

Le Château de la Belle au bois dormant.

L'émotion me gagne : des années que j'en rêvais. Depuis ce jour où l'ouverture du parc avait été retransmise sur TF1. Un rêve de gosse qui devient soudain réalité, qui se matérialise. Dès cet instant, la course s'engage : Space Mountain, Le train de la Mine, Buzz l'éclair (et ses piles défectueuses), Aladdin, Pirates des Caraïbes, Indiana Jones... Les attractions s'enchaînent à un rythme effréné jusqu'à la rencontre ultime : Stitch.
On aura beau dire qu'il s'agit d'un homme déguisé, l'émotion est là. On s'en fout, on a 3 ans ici. Greg et moi sommes comme deux petits garçons : notre "idôle" est là, devant nous, à s'agiter. Une photo et un bisou plus tard, nous voilà reparti. Disney a bien insisté sur un point, c'est à cet endroit que "tous les rêves deviennent réalité", il ne s'était pas trompé de bien loin. Des millions de "Merci" traversent mon esprit d'un bout à l'autre.

Le Dimanche, c'est l'heure du départ et du retour au quotidien. Un dernier passage dans le centre d'Orléans et un dernier signe au couple vedette à travers la fenêtre du train, et me voilà déjà en route. L'éternelle boule au ventre surgit, mais cette fois entourée d'une multitude d'étoiles scintillantes, heureux d'avoir enfin pu découvrir le Greg-Universe, d'avoir rencontrer des gens supers généreux et sympathiques (les exceptions nordistes, je vous le dis !) et d'être retombé, l'espace d'une journée, dans le plus beau de tous les mondes.

Merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci...

# Posté le mardi 29 janvier 2008 05:33

Modifié le mardi 29 janvier 2008 19:39

Guaranteed

▲ Guaranteed ▲
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Film marquant de ce début d'année, et pour pas mal de temps à mon avis, voici Into The Wild, œuvre réalisée par Sean Penn à partir de la véritable histoire de Christopher Supertramp Mc Candless.
2h27 d'éblouissement. Magique. Irréprochable... Autant de qualificatifs qui peuvent nous frôler les lèvres à la sortie de la salle.

C'est avant tout un instant de vie, amplifié par un souffle humaniste : le personnage principal quitte une société de consommation envahissante pour s'isoler dans la nature, retrouver les vraies valeurs de la Vie.
Œuvre philosophique qui laisse réfléchir, et qui remet en question le spectateur (ces films sont rares, leur saveur en devient chaque fois plus intense) Into The Wild se nargue en plus d'un casting impeccable (Emile Hirsch est poignant) ne négligeant jamais ses seconds rôles (Hal Holbrook, Kristen Stewart...). La réalisation est splendide et rend compte d'une réelle beauté des paysages qui traversent le film : des champs de blé à la descente d'un Canyon, du Désert aux montagnes de l'Alaska.
Pour compléter le tout, la musique et les chansons d'Eddie Vedder viennent donner un point d'honneur à l'aspect visuel.

Tragique, apaisant ou captivant, c'est une avalanche d'affects que Sean Penn nous jette au visage. Personne ne peut en sortir réellement indemne à moins de paraître relativement insensible. Le Courage et la force de Christopher Mc Candless bouleversent.

Into The Wild devient un Hymne à la Vie : un film sur la recherche des valeurs relatives à la condition humaine. Si un seul adjectif devait être trouvé pour résumer le long métrage, ce serait certainement "inclassable".

"When you want something in life, you just gotta reach out and grab it."

# Posté le mardi 22 janvier 2008 04:40

Modifié le mardi 22 janvier 2008 08:18